Le 15 avril, j’ai fait un aller-retour à Paris au salon B2B Food Hotel Tech à Paris Porte de Versailles. Une journée intense : départ à 6 h retour à 23h. Ce salon B2B est dédié aux technologies pour l’hôtellerie et la restauration. Je souhaitais m’y rendre en 2025, mais n’avais pas pu faire le déplacement. L’un de mes clients réguliers exposait, et c’était l’occasion d’écouter quelques interventions, de rencontrer des professionnels du secteur avec qui j’étais déjà en contact. Cette année, l’IA occupait une place majeure dans les conférences.
Sur ce salon exposent des startups, des grandes et moyennes entreprises. Des solutions pour faciliter le quotidien des hôteliers et des restaurateurs, accroître leurs revenus, simplifier leurs opérations, réduire leurs coûts, etc. Pléthore de fonctionnalités avancées et de l’IA, évidemment.
Un client dans l’hotel tech exposant
J’étais venue en premier lieu pour saluer l’un de mes clients. Il me semblait naturel d’aller leur rendre visite et j’avais anticipé en prévenant l’équipe avec laquelle je travaille directement et qui a transmis l’information. J’adapte pour eux des contenus marketing vers le français : présentations PPT (decks), communiqués de presse, cas clients, articles de blog, marketing produit, etc. Vous trouverez le cas client ici.
Je me suis donc présentée au stand et on m’a proposé une petite démo à un horaire qui conviendrait à tout le monde, le stand étant particulièrement fréquenté. En attendant, j’ai pu écouter les professionnels s’exprimer.
Un grand nombre de conférences et pitchs étaient proposés, tous plus intéressants les uns que les autres. Les replays sont disponibles ici. J’ai pu assister à la conférence animée par Nicolas Suissa (Country Lead Apaleo), ou encore Le luxe comme source d’inspiration pour réinventer l’hospitalité, etc.
Les conférences auxquelles j’ai assisté étaient passionnantes, mais j’étais là aussi pour échanger avec les entreprises. J’étais déjà en contact avec bon nombre d’entre elles avant mon passage. Avec certaines depuis des mois.
Lors de ma petite démo, j’ai pu voir l’interface du PMS ainsi qu’un POS, qui m’aurait vraiment bien servi lorsque j’ai cogéré un restaurant d’hôtel au Costa Rica. C’est toujours plus parlant pour nous qui traduisons et adaptons les contenus marketing d’un produit de voir le produit ou la solution et d’obtenir des explications expertes de vive voix.
Je suis repartie content et avec un tote bag garni (en bonne Bretonne, je préfère appeler cela un sac de plage).
Choisir son écosystème technologique
En flânant dans les allées, je me suis demandée : comment un hôtelier français fait-il son choix ? Si les performances du produit comptent en majorité, son intuitivité, sa simplicité d’utilisation, y a-t-il d’autres critères ? L’accueil reçu sur le stand, la qualité des contenus peut-être ?
S’il choisit une marque étrangère, qu’est-ce qui l’aura convaincu ? Le caractère de la marque, son ADN ? Se sentir compris, dans sa langue, dans ses problèmes du quotidien sans aucun doute. Un Français cherchera à être rassuré, par de la preuve sociale, des témoignages de clients, des études de cas montrant des résultats.
La clarté des contenus, la certitude de réussir à maîtriser le produit et la capacité d’en exploiter le plein potentiel comptent également. Être rassuré sur l’optimisation de ces processus et être soutenu s’il a besoin d’aide, là encore dans sa langue.
Comment ces marques de technologie hôtelière se distinguent-elles ? Comment se démarquent-elles autrement que par leur offre ? Changer de système de gestion (PMS) est souvent anxiogène et perçu comme une épreuve, alors les professionnels de l’hôtellerie continuent à travailler avec d’anciens systèmes. Le jargon de la tech est-il celui d’un hôtelier indépendant et est-il suffisamment clair pour eux ?
Parmi les besoins que j’ai retenus :
- Un ADN de marque à affirmer ;
- Des lignes éditoriales à définir pour le marché français ;
- Des processus d’adaptation des contenus à optimiser, à structurer ;
- Des traductions IA qui ne conviennent pas, corrigées par des équipes commerciales déjà débordées ;
- Et donc, un besoin de libérer ces équipes pour leur permettre de se concentrer sur leur cœur de métier.
Effectivement, J’ai rencontré plusieurs personnes qui se chargent d’adapter elles-mêmes les contenus de leur marque, de corriger ceux traduits par l’IA, en plus de leurs tâches habituelles. Ce n’est pas leur métier et ça ne leur plaît pas forcément de s’en occuper. Ce n’est pas non plus parce qu’elles sont natives et de fibre commerciale qu’elles maîtrisent sur le bout des doigt l’adaptation écrite des contenus pour vendre. Elles ont besoin de se concentrer sur leurs tâches principales, élaborer des stratégies, vendre, surtout en face à face, sur les salons notamment. Mais avec des supports de qualité et adaptés au marché visé, c’est encore plus efficace.
De la tech et de l’humain dans l’adaptation des contenus
J’ai aussi pu entendre parler des outils utilisés en remplacement de la traduction humaine, rien d’étonnant pour un salon tech : ChatGPT, Claude ou encore DeepL Pro. J’ai pu entendre des « ChatGPT c’est à ch… » ou « DeepL Pro c’est épatant », je vous invite à lire mon article sur l’éloge de DeepL Pro, entendue sur le salon, car j’ai été sollicitée pour travailler avec eux. Ai-je accepté ? Lisez l’article pour le découvrir
Le fait d’avoir travaillé dans un restaurant d’hôtel a interpellé et nourri certains échanges. Surtout les tickets au petit-déjeuner, un fonctionnement à l’ancienne qui fait sourire aujourd’hui, d’autant plus sur un salon dédié à la tech !
Mes diplômes en traduction ont retenu l’attention d’une personne qui s’intéressait déjà à mon profil, mon Master surtout, alors que je ne le mets plus en avant. Aussi, ma deuxième langue de travail, l’espagnol, serait aussi utile à des entreprises en plus de l’anglais, puisqu’elles disposent également de bureaux en Espagne.
Les échanges se poursuivent après le salon, par e-mail sur les réseaux. Si vous étiez présents à Food Hotel Tech et que nous n’avons pas eu l’occasion de faire connaissance, n’hésitez pas à me contacter pour évoquer vos besoins en marketing de contenu, localisation et transcréation.
Rédigé par Elodie Le Douarin
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