Comment suis-je devenue traductrice ?

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Depuis que j’exerce à mon compte, je reçois de temps en temps des e-mails de personnes désireuses d’en savoir plus sur mon métier. Des étudiants qui se demandent concrètement comment je travaille, et à l’affût de retours d’expérience, ou encore des connaissances qui souhaitent connaître mon parcours afin d’informer un jeune membre de leur famille.  Je vais donc entrer dans les détails dans ce billet et vous raconter comment je suis devenue traductrice.

Parcours de vie

Bébé voyageur

Des études confirment que l’être humain est capable d’apprendre autant de langues qu’il le souhaite et un enfant peut apprendre 3 à 4 langues à la fois.

Je suis née en Inde dans l’état du Maharashtra. Là-bas, on parle le marathi. Chaque état a sa propre langue en Inde en plus des deux langues officielles, l’hindi et l’anglais.

J’ai donc été baignée dans un contexte bilingue, voire trilingue pendant les six premiers mois de ma vie. Ensuite, j’ai grandi en France, et le français est devenu l’unique langue utilisée au quotidien.

Parcours scolaire

Vite, apprenons à lire

L’apprentissage du français n’a posé aucun problème et celui de la lecture s’est fait très rapidement. Je sollicitai mes parents dès l’école maternelle. Alors pendant l’année de CP, j’ai aussi pris part aux matières enseignées en CE1. D’abord le français, puis les mathématiques. Je me vois encore entrer dans la classe de CE1 à  l’heure où les cours de lecture débutaient en CP. À la rentrée suivante, j’intégrai le CE2.

 

L’attirance pour l’anglais s’est très vite manifestée. L’école primaire nous a proposé une initiation au breton.  Dommage que cela n’ait duré qu’une année scolaire ! Puis vint l’initiation à l’anglais avant l’entrée au collège. (heureusement aujourd’hui l’apprentissage linguistique se fait beaucoup plus tôt).

Au collège — lycée

Mes facilités pour apprendre une langue étaient édifiantes, donc dès le deuxième trimestre, je démarrai les cours d’espagnol.

J’effectuai mon premier voyage scolaire chez une correspondante galloise en 4e. Notre proximité avec l’Angleterre et l’emploi de ma mère (Brittany Ferries) m’ont permis d’effectuer pendant mon adolescence de nombreux séjours en famille d’accueil avec cours d’anglais le matin. C’est peut-être aussi là qu’est né mon goût des voyages.

En plus de l’anglais et de l’espagnol, j’ai suivi des cours d’allemand pendant deux ans. Malheureusement, les emplois du temps et le choix d’options des lycéens étaient plus limités à l’époque, et j’ai fait le choix de renoncer à l’allemand pour apprendre l’informatique ! J’adorai aussi la philosophie et les cours de lettres.

Je décrochai mon baccalauréat avec mention et un véritable profil de linguiste. Mais à ce moment-là, j’ignorais que je deviendrais traductrice. L’un de mes professeurs d’anglais m’avait pourtant parlé de l’ISIT. Mais avec mon âme de voyageuse et d’exploratrice, j’étais plutôt tentée par l’ethnologie… enfin, c’était encore très flou. J’aimais les langues, c’était certain, mais cela ne suffisait pas.

 

À la fac, chouette du chinois

J’intégrai l’Université catholique de l’ouest et l’IPLV d’Angers en Deug LLCE anglais avec espagnol en 2e langue et commençai le chinois mandarin.

Les cours de thème et de version (transfert d’un texte vers une langue cible et vers le français) me plaisaient beaucoup.

Par contre, les matières commerciales étaient pour moi une corvée et déclenchaient un véritable désintérêt. Mon projet s’affinait…

Je commençai à m’intéresser à un parcours de traducteur.

Puis j’ai effectué un semestre à l’université de Kingston-Upon-Thames dans le cursus littérature pour enfants, histoire de l’Irlande et espagnol.

 

Une Bretonne à la capitale

 

J’intégrai l’ISIT en 2006 en 3e année directement puisque déjà titulaire d’une licence LLCE.

L’adaptation à une ville à toute autre échelle et à une nouvelle promotion d’élèves s’est faite sans difficulté. L’adaptabilité a toujours été un point fort de ma personnalité.

J’entrai dans le vif du sujet : traduction technique, économique, médicale, générale… technique de prise de note, traduction à vue… bon, parler en public n’a jamais été mon fort, donc je me préférais nettement derrière l’ordinateur pour traduire. Voilà comment je suis devenue traductrice en herbe.

Un stage de trois mois en Inde dans une entreprise de publicitaires gonflables et hop ! Je regagnai la Bretagne pour intégrer le Master réputé du CFTTR, à l’université de Rennes II.

 

Retour en Bretagne

Un Master qui nous a plongés dans le concret avec des projets à gérer, des traductions réalisées à l’aide de logiciels spécialisés, apprentissage des outils de localisation.

Je me suis découvert une inclination pour le web et ai donc effectué mon stage de fin d’études dans une agence web parisienne.

Parcours professionnel

Traductrice salariée en Amérique centrale

 

Mon premier poste de traductrice m’a conduite au Costa Rica. Il répondait aussi à une envie de voyager et d’améliorer mon niveau en espagnol, puisque j’avais davantage séjourné dans des pays anglophones.

J’ai donc occupé le poste de traductrice, puis cheffe de projet et rédactrice pour l’agence, spécialisée dans les locations de vacances haut de gamme et le tourisme.

Un an plus tard, je me lançai dans un projet un peu fou : la cogestion d’un restaurant sur la côte Caraïbes. Cette expérience m’a véritablement permis d’améliorer mon niveau d’espagnol et d’anglais. En effet, le pays attire de nombreux Américains et Canadiens anglophones. J’ai aussi pu me rendre compte que traduire était un métier qui correspondait tout à fait à ma personnalité.

 

Traductrice technique salariée en Bretagne

De passage en France, je pris la décision de « me poser » j’intégrai alors une agence de traduction de taille moyenne, dont le siège était dans les Côtes-d’Armor.

J’y ai exercé presque cinq ans, jusqu’à sa fermeture en 2015.

Au départ supervisée par une traductrice senior, j’ai peu à peu pris mon autonomie et ai pu mettre mes compétences au service de plusieurs clients. Je traduisais en majorité des textes techniques et marketing.

L’agence a fermé ses portes en 2015 et c’est à ce moment-là que je me suis installée en tant que traductrice indépendante. Je me suis vite aperçue que ce mode de vie me convenait mieux que le salariat.

 

Traductrice indépendante dans les Côtes-d’Armor

Je suis ensuite restée dans la même ville (Lannion) et ai commencé à chercher des clients. Petit-à-petit, je me suis constituée une clientèle directe fidèle et régulière. Je collabore aussi avec des agences, depuis mes débuts pour certaines. Pour plus d’informations sur mon activité et mes domaines de prédilection, rendez-vous sur la page Services, vous pouvez également consulter une liste non exhaustive des projets récents traités, ou encore des témoignages de clients.

Mes clients se trouvent en France, au Royaume-Uni, en Amérique latine en Suède…

 

Et voilà, vous savez désormais comment je suis devenue traductrice, et les étapes qui ont jalonné mon parcours.